Voici ce qu'ils disent sur les rôlistes et les WOWistes (adaptables à tous les MMORPGistes).
Bonne lecture !
Alors, y'en a qui se reconnaissent là-dedans ?Retour en haut
LE RÔLISTE
On peut dire sans trop se tromper que la catégorie des rôlistes est l’une des plus sinistrées en connerie qui soit. Sinistrée car regroupant souvent plusieurs autres déjà bien gratinées. Ce qui fait toute la saveur du rôliste, c’est son incroyable complexe d'infériorité et un manque de personnalité rare, d’où le besoin de s’identifier à d’étranges créatures aux pouvoirs incertains, leur permettant de combler une impuissance existentielle, intellectuelle et sexuelle parfois.
Le rôliste est une espèce dérivée du métalleux qui, comme tous ses homologues à la longue crinière poisseuse, se considère comme étant une race supérieure et élitiste. Avant tout, débarrassons-nous des préjugés, le rôliste n’aime pas le Seigneur Des Anneaux. Il n’aime que Lord Of The Rings ! Faut pas confondre ! Subtile nuance qui ne lui sert qu'à se démarquer des autres moutons et à montrer qu’il connaît le nom original, bien qu’il n’ait jamais lu les bouquins. C’est avant tout de chose une trilogie de films pour lui… En effet, comment rester élitistes si nous écoutons/voyons/lisons ce que tout le monde écoute/voit/lit ? Nous mangeons de la merde, mais au moins, nous sommes les seuls à le faire !…
Le rôliste à la papa, qui jouait sur table, avec des feuilles d'aventure, des dés à 643 faces et un « maître du jeu » faisant semblant d'avoir une imagination débordante mais qui, en réalité, ne faisait que remixer une pauvre histoire lue la veille dans un Livre Dont Vous Etes Le Héros avec des bouts de Star Wars, c'est fini tout ça. Le Net a bouleversé sa vie minable. Il passe désormais le plus clair de son temps devant son ordinateur. Le jeu en réseau c’est sa vie, son moyen de se faire des amis, qu’il appellera toujours des « alliés », de vivre dans un monde dans lequel il éprouve le besoin de sentir reconnu, voire même supérieur, mais nous le prendrons toujours pour un débile lorsqu’il ira demander un tonneau d’hydromel au « Maryland », le bar PMU du coin. Seul lui et ses amis… pardon ! « alliés », se sentent supérieurs au reste de la population pour qui, soit n’existent même pas, soit sont une bande de clowns moyenâgeux sans aucun sens de l’esthétique et de la propreté. Cheveux longs, sales et gras de préférence, pellicules blanches et croûtes jaunâtres sur le cuir chevelu en bonus, le rôliste aime à vivre négligé, comme ses ancêtres. Pour lui, parler de cervoise pour désigner la bière n’est pas archaïque, c’est sa façon de sortir sa science. Un bistrot est une taverne. Il s’y rend souvent afin de rencontrer ses alliés pour pouvoir organiser un jeu de rôles sur carte Magic ou pour jouer aux petits soldats avec leurs Warhammers.
Le rôliste a des atomes crochus avec les cosplayers. Pour lui, porter un casque de viking pour aller acheter le pain relève de la classe la plus authentique. Il ignore les moqueries qu’il peut entendre. Déjà, parce que son casque lui recouvre les oreilles, faisant ainsi de parfaits isolants au bruit du monde extérieur et puis bon, il n’a pas non plus emporté avec lui sa fabuleuse épée légendaire, qu'il a trouvé lors d'une périlleuse quête dans la forêt magique d'Ebay, afin de punir le perfide petit enfant hilare qui a dit à sa mère en le voyant : « Regarde Maman, c’est Asterix !!! » Il se vengera un jour tout de même.
A la différence des goth-poufs et autres naines visualeuses, le rôliste vient d’un milieu très populaire. Ses parents sont pauvres. C’est la basse classe, limite prolétaire. Alors que la goth-truie pourra taper sans problème son cadre sup' de père pour se payer une robe-serpillière griffée Moi-Même-Coupée-En-Deux-A-Moitié à 500€, le rôliste, lui, ne pourra espérer, au mieux, que le dernier Final Fantasy 12 X’ Turbo Alpha à 75€. Et encore, si papa a travaillé plus pour gagner plus ce mois-ci…
Proches de part leur mentalité et leurs prouesses orthographiques des skyblogiens, les rôlistes ont depuis peu envahi le net, un endroit fantastique peuplé d’autres schtarbés où ils ont donc parfaitement leur place. Regroupés sur les forums aceboard ou forumactif, qui sont aux forums ce que Skyblog est aux blogs, les rôlistes défendent par ailleurs leur serveur préféré, jugeant les autres « tro nul » car « on peu pas fére de bo design ». Et pourtant… Généralement nul en css et création graphique, le rôliste passe la moitié de son temps sur les forums de création où il attend avec impatience le futur design de son forum ripou ou son futur avatar de guerrier farouche.
Quel que soit le forum, le rôliste use presque tout le temps du même personnage, non pas parce qu’il l’aime bien mais plutôt parce que celui-ci lui a déjà demandé, selon lui, beaucoup d’efforts. Et oui, le rôliste est bien connu pour son imagination sans limites. Son personnage est tout son contraire : beau, riche, musclé, intelligent, populaire, charismatique et irrésistible. Ou bien c’est un très vilain méchant sadique. Enfants battus, assassins, orphelins, « skyzofrénes », les forums de jeux de rôles regorgent de personnages psychopathes et malheureux ayant massacré leurs familles à coups de hache ébréchée parce que celles-ci les martyrisaient en leur interdisant de regarder Bob l’éponge à la télé.
La télé, justement, fosse à lisier dans laquelle plonge généralement tout habillé le rôliste lorsqu’il n’est pas sur Internet, et qui l’influence grandement puisque notre ami, sur ses avatars, ne prend que des célébrités à la con issues de sitcoms et autres séries américaines. Il ne faut donc pas s’étonner de croiser cinquante Rachel Bilson et vingt-cinq Jensen Ackles sur uniquement trois forums différents. On a pu observer aussi ces derniers temps une invasion massive de tapettes nippones sur les forums de jeux de rôle. Des Ruki, des Miyavi, des Toshiya et autres travelos ridicules, la plupart du temps joués par des pauvres filles, cérébralement mortes depuis des années, et ne s’inscrivant sur ces forums que pour faire des sujets de cul avec leur « chiwiiiiie tro choupi »…
Son régime alimentaire littéraire n'est composé que de bouquins sur les mille et une façons d'élever un dragon, de grimoires truffés de sortilèges achetés à la Fnac rayon « livres pour la jeunesse », des histoires de monde surnaturel et de catalogues vendant par VPC des armures et autres épées. Tous les rôlistes vous diront « C’est juste pour s'amuser qu’on fait ça ! », mais ce ne sont que des balivernes ! La vérité, c’est que le rôliste rêve de devenir son personnage, d’avoir des amis guerriers, de chevaucher des dragons, de se taper en levrette une femelle orc, de vivre dans les bois et de tuer des monstres. Il faut également savoir que le rôliste accorde beaucoup plus d’importance à son personnage qu’à sa propre vie, qui de toute façon, avouons-le, est déjà foutue. Un examen à passer ? Pas le temps ! Il a son épreuve finale virtuelle afin d'obtenir son insigne de ninja de niveau 18. Une sortie à la pizzeria du coin avec des amis ? Impossible ! Il doit virtuellement aider son camp à gagner la guerre contre Sauron/Dark Vador. Une petite amie ? Restons sérieux… De toute façon, pourquoi voudrait-il d’une véritable copine alors que sur son forum, il est marié à une belle elfe des bois qui peut faire un Kamehameha avec ses seins… Il n'a aucune vie mais l'a quand même ratée, faut le faire !
Une dernière petite chose. Contrairement au wowiste, dernière évolution en date de la branche des losers no life (comme quoi, même dans la dégénérescence on peut aussi évoluer…), le rôliste sort parfois de chez lui. Il va au cinéma déjà, pour aller voir de pauvres étrons hollywoodiens magiques comme Eragon ou la saga des Harry Potter. Mais aussi, pour vivre en vrai ses fantasmes. Et oui, quand les mondes virtuels du Net ne suffisent plus à le faire vivre dans son univers, les plus atteints passent à la pratique en dur. Habillés en guerrier, sorcier ou gnome, ils se réunissent en forêt, la nuit évidemment, et après avoir formé deux clans, ils s’éparpillent afin de se trouver nez à nez avec un rival et se taper dessus avec des épées (en mousse), parer les coups meurtriers avec des boucliers (en mousse) et conjurer des sortilèges à grands coups de « hocus pocus findus » et de bruitages faits avec la bouche. Ça postillonne sec ! Vous êtes garde-champêtre et vous tombez sur ces allumés un soir de pleine lune ? N’ayez crainte, ce ne sont pas des braconniers ni même les pensionnaires de l'asile de fous du coin qui se sont sauvés, ce sont juste des sous-produits carnés chiés par la société de consommation occidentale des loisirs. Mais vous pouvez quand même leur tirer dessus si ça vous amuse, ils ne risquent rien. En bons ninjas virtuels qu'ils sont, ils se sont virtuellement entraînés à éviter des projectiles virtuels allant à une vitesse proche de celle de la lumière virtuelle et n'attendent qu'une occasion pour tester leurs aptitudes virtuelles dans la réalité réelle... Et puis, ils portent tous l'ancêtre du gilet pare-balles : la cotte de mailles (en mousse).
Portrait écrit à partir des textes de Kofretou, Lena et Jeunesse Diorhee. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.
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LE WOWISTE
Depuis quelques années, plus précisément depuis l’adaptation du RPG papier WOW en M.M.O.R.P.G sur le Net, le monde libre se doit d’affronter une nouvelle calamité des temps modernes : le wowiste.
Le wowiste aime à se présenter comme ce qu'il est, à savoir un rebut de la société, mais aussi dingue que cela puisse paraître, ce n’est pas le système qui l’a rejeté, non. Il a lui-même pressé le bouton du siège éjectable social. Et oui, parce que, pour se faire jeter, il faut déjà se faire remarquer. C’est comme sur un forum, on ne bannit jamais quelqu’un qu’on ne voit pas et comme notre wowiste n’est rien du tout dans la vie réelle, aucun risque qu’il attire l’attention. Il s’est lui-même détaché de « CE » monde, comme il dit souvent, qui ne lui convenait pas ou plus. Le wowiste préfère amplement vivre dans les univers imaginaires de Tolkien et autres tarés qui voyaient des lutins un peu partout sans même avoir besoin de prendre du LSD…
Le wowiste a démarré sa folie solitaire tout jeune avec les classiques Livres Dont Vous Etes Le Héros, des jeux de rôles de table où l'on fait semblant d'avoir de l'imagination et quelques films tels que Conan, Legend ou Willow. Ce fut la révélation en pleine puberté. Il rêvait tout fort, habillé d’un simple pagne en bas et d’une armure étincelante en haut, qu'il était en train de sauver des elfes-femelles à moitié dénudées et des princesses, toujours avec un décolleté démesuré, séquestrées dans un château à plusieurs niveaux par une bande de vilains gobelins qu’il finissait par massacrer à grands coups de hache ou de pouvoirs magiques. Ce n’était pas bien méchant et il aurait pu s’en sortir une fois adulte. Mais voilà, Internet est arrivé et avec ça, les jeux online. Ce sera son bonheur et son malheur en même temps.
Sa vie réelle, qui n'était pourtant déjà pas très passionnante, s’est donc achevée dès sa première partie online. Socialement parlant, il est mort. Plus rien n’a d’importance désormais. La télé, les infos, la musique, les livres, les films, ses rares amis etc. Tout ça est mis au placard. La troisième guerre mondiale pourrait éclater, il ne serait même pas au courant. Du moment que son PC et que sa connexion ADSL fonctionnent, tout va bien. Même ses RPG qu’il aimait tant auparavant sur ses consoles, c’est terminé. Elles prennent désormais la poussière dans un coin, il ne songe même pas à les vendre sur Ebay, complètement aspiré qu’il est dans son monde virtuel. Et puis il faudrait se déconnecter de WOW... Seule la question des femmes est restée identique chez lui. Il n'en a pas plus avant que maintenant...
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le wowiste n’est pas vraiment fan des nouvelles technologies, se limitant désormais à deux choses : sa ram et son espace disque dur, pour pouvoir mettre ses extensions afin d’agrandir son univers et, par conséquent, rencontrer encore plus de gens inintéressants comme lui, souvent des geeks ayant des masses corporelles à trois chiffres. Ben oui, rester à suinter derrière son écran pendant des heures en se nourrissant de chipitos au fromage et en buvant du Coca, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour la ligne…
Le wowiste est un parfait winner dans son univers. Ça le change. Vous comprenez maintenant pourquoi il refuse de revenir à la réalité... La moyenne d’âge des utilisateurs varie de l’adolescent pré pubère ou attardé au cocu désabusé et dépressif traversant la crise de la quarantaine. Tous partagent le même point commun : faire des rencontres avec le sexe opposé. On se sent nettement plus courageux derrière son écran que devant la personne, mais ATTENTION !! Ils ne savent pas que les trois-quart des persos féminins qu'ils croisent sont en fait d'autres hommes, et dans le même état de délabrement corporel et mental qu'eux. Ces pauvres nœuds s’imaginent tous draguer des petites minettes de 18 ans, ou moins, ayant la même gueule que leurs avatars...
Le wowiste, qui reste une énigme pour nous tous, a quand même le privilège d’être une thèse et une anti-thèse à lui tout seul, car même si on peut saluer le courage qu'il a de gâcher sa vie de son plein gré, on ne peut s’empêcher de se foutre de sa gueule de le voir se réfugier dans un univers bâtit par des R.L.R (Real Life Rulor) qui le spolient pour lui taxer plus de fric et finir de peaufiner un véritable empire capitaliste dans le vrai monde. Dans son gigantesque univers virtuel, le wowiste se croit libre et débarrassé de toutes contraintes humaines mais ce n'est qu'une prison dans lequel il paye pour qu'on l'y maintienne et qui, niveau superficie, se cantonne au 6m² de sa chambre...
Portrait écrit par Athéna. Remix, ajouts et corrections : les Trasheurs.
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