[lion d'or de Venise] Prime pour un film 100% trollique !

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Hébus
master of ghoul
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[lion d'or de Venise] Prime pour un film 100% trollique !

Message par Hébus » dim. sept. 07, 2008 11:26 pm

La nouvelle, très sérieuse, est dispo sur le site du "monde":
Le Lion d'or revient cette année au film "The Wrestler", du réalisateur américain Darren Aronofsky, 39 ans, où Mickey Rourke incarne un ex-catcheur. Le prix d'interprétation masculine échappe cependant à l'acteur américain et revient à l'Italien Silvio Orlando, pour son rôle de père déchiré dans "Il papa di Giovanna", de Pupi Avati, un film salué par la presse italienne.
Histoire de la faire brève, est nominé "meilleur film de l'année une bio-fiction...dont le héros principal est un catcheur ! :o
Celui-ci, star déchue et homme vieillissant avec un corps réduit à l'état de château branlant, refuse malgré tout de raccrocher.

L'avis d'à l'huile ciné:
Ce matin, à 8h30, pour la dernière projection d'un des films les plus attendus de la compétition, The Wrestler de Darren Aronofsky, la salle Palabiennale -certes très vaste- est à moitié vide. Il y a deux ans, le jeune cinéaste américain -il a à peine 40 ans- présentait ici même The Fountain, ambitieux film-trip métaphysique qui avait laissé plus d'un spectateur sur le carreau. Il a fait le choix de la sobriété pour son nouveau film en racontant l'histoire de Randy, une ancienne star du catch, obligé d'abandonner les combats après avoir été vicime d'un infarctus. Menant une vie misérable loin des rings, il tente de renouer le dialogue avec sa fille qu'il connaît si peu (Evan Rachel Wood), et de vivre une histoire d'amour avec une stripteaseuse (Marisa Tomei). Mais, comme les soldats de The Hurt locker en quête de sensations fortes, Randy a bien du mal à se passer des montées d'adrénaline que lui offrent les tournois de catchs, "le monde auquel j'appartiens", comme il dit. On ne voit pas comment le Prix d'interprétation pourrait échapper à Mickey Rourke, dont on est tenté de dire qu'il ne joue pas un rôle, mais qu'il joue sa peau : une peau abimée, brûlée, ravagée par les excès. L'émotion qui se dégage du film naît du parallèle évident entre le parcours du personnage et celui de son interprète, Rourke étant lui-même une gloire déchue (lorsqu'il incarnait un boxeur dans Homeboy il y a 20 ans, c'était encore un sex-symbol) et ayant pratiqué la boxe au début des années 90. Si on passe tout près d'un très grand film -la mise en scène manque un peu d'éclat, les personnages secondaires auraient pu être développés- The Wrestler reste, en l'état, un un superbe documentaire animalier sur une bête blessée, au sang chaud, qui fascine autant par son goût pour l'autodestruction que par sa capacité de résistance.
JD
Manquerait plus qu'il voit apparaitre Jésus dans les WC et on tiendrait la biopic de Shawn Michaels :o

Quoiqu'il en soit, vous êtes foutus. Resistance is futile. :twisted:
GOVOU L'ENVOIE EN L'AIR, BENZEMA L'A­ RETOURNE, RIBERY TIRE : ET PUUUTE !

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